Le travail de l’équilibre du cheval est un fondamental en dressage. C’est un des paramètres qui va permettre un travail dans une bonne attitude, une meilleure disponibilité pour l’exercice et une musculature bénéfique. Il existe 3 types d’équilibre : longitudinal, latéral et vertical.

Naturellement, le cheval adapte son équilibre aux situations qu’il rencontre. En général, il a tendance à reporter son poids sur les épaules, car cela est moins fatigant pour lui. On dit que les antérieurs portent 70% du poids du cheval. Avec le poids du cavalier en supplément, ses épaules se retrouvent surchargées et ce phénomène est nuisible à long terme pour ses articulations et ses tendons. Pour pallier ce problème, le dressage vise à rétablir l’équilibre du cheval afin de préserver son intégrité physique et de le rendre plus disponible à effectuer certains exercices. Ressentir l’équilibre de votre cheval à pied, ou monté vous donnera des indications sur la manière de le travailler.

Equilibre longitudinal

C’est l’équilibre horizontal du cheval, c’est-à-dire la répartition du poids réparti entre l’avant et l’arrière-main. Il dépend de la conformation, de la musculature, du dressage du cheval et enfin du poids et de la position du cavalier. Un cheval peut avoir un équilibre « sur les épaules », « horizontal » ou « sur les hanches ».

« sur les épaules »

Le cheval met trop de poids sur son avant-main. Son centre de gravité se situe trop en avant.

Beaucoup de chevaux ont une tendance naturelle à « être sur les épaules » en déplaçant leur centre de gravité vers l’avant. Le manque de musculature et de dressage combiné au fait de porter un cavalier accentue ce problème. A noter que certaines races en particulier comme le Quarter Horse sont faites en descendant (croupe plus haute que le garrot).

Visuellement, on a l’impression que le cheval « plonge » vers l’avant. Il a tendance à être lourd (le cavalier à l’impression de le porter) ou à précipiter (accélérer son allure en perte d’équilibre vers l’avant). Par ailleurs, certains exercices peuvent vous aider à reporter davantage l’équilibre sur les hanches, en favorisant l’engagement des postérieurs.

Les transitions descendantes (de l’allure supérieure à l’allure inférieure) rapprochées et le reculer sont de bons exercices.
Le travail en longe et les balades en terrains variés sont aussi d’excellents moyens de développer l’équilibre.

Les transitions doivent se faire sans heurt, c’est-à-dire sans a-coup ni résistance de la part du cheval. Le cavalier veillera à ne pas tirer sur les rênes, sa monture quant à elle devra répondre immédiatement à chaque demande. Aussi, pour éviter « la précipitation de l’allure »,  le cavalier veillera à ralentir sa foulée tout en maintenant l’engagement des postérieurs. La position du cavalier devra également être corrigée pour une meilleure harmonie.

cheval sur les épaules
Equilibre sur les épaules

Equilibre horizontal

Le poids est réparti de manière égale entre l’avant et l’arrière-main. On y parvient avec l’entraînement, cependant certains chevaux ont plus d’aisance que d’autres à trouver cet équilibre.

« Sur les hanches »

Le poids est reporté sur les hanches. Les postérieurs viennent propulser la masse. Cette attitude peut être recherchée par les cavaliers de dressage, toutefois trop de poids sur les hanches peut amener le cheval à être « derrière la jambe » ce qui entraîne un manque de tension dans sa ligne du dessus. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à faire avancer son cheval pour l’inciter à se tendre.

cheval sur les hanches

 

Equilibre latéral

Il s’agit de la répartition du poids entre le côté gauche et droit. En fonction de la souplesse du cheval, ce dernier va souvent mettre plus de poids d’un côté que de l’autre. C’est le cas d’un cheval qui se couche à l’intérieur du cercle par exemple. Les exercices sur un cercle, les serpentines, les déplacements latéraux vont développer cet équilibre. Le cavalier devra veiller à ce que le cheval reste droit (ne pas le laisser se contre-incurver par exemple). Connaître les problèmes de symétrie de son cheval permettra d’adapter le travail afin de venir renforcer le côté le plus faible. Si le cheval se plie davantage à droite, il reportera plus de poids sur son épaule gauche. On veillera donc à assouplir le côté gauche.

Equilibre vertical

Recherché par les cavaliers de dressage, il s’agit de la propulsion en hauteur qui intervient dans la verticalité des allures. On peut modifier l’équilibre vertical en variant les attitudes (extension d’encolure, placer haut…). Ce dernier s’acquiert par le rebond et par différents exercices développant le mouvement vers le haut et non vers l’avant.

Pour conclure, l’équilibre du cheval vient progressivement avec le travail et la musculature. Ce dernier va naturellement développer ses aptitudes pour effectuer les exercices demandés. Maintenant, c’est au cavalier d’acquérir l’expérience nécessaire pour ressentir et rechercher le juste équilibre en adaptant sa position et ses actions.

 

 

 

 

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